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Comment réussir la gestion de chantier BTP ?

Un projet de construction est un travail de grande ampleur qui mobilise énormément de personnels et de matériels. Une fois les autorisations administratives obtenues, il faut mettre en œuvre la réalisation de l’ouvrage. Or, la gestion de projet est une opération complexe. Elle consiste à coordonner l’ensemble des entreprises du bâtiment et des travaux publics, à organiser l’affectation des tâches et à effectuer un suivi de chantier.

Pour être réussie, la gestion de chantier doit s’articuler autour de trois axes : l’anticipation, l’organisation et l’ajustement.

 

1.   Anticiper : la préparation

 

Une bonne gestion des chantiers passe invariablement par une bonne préparation. Il s’agit de faire un état des lieux puis réfléchir à des solutions adaptées.
 

a.    Les besoins et les contraintes

 

La première étape consiste à analyser les pièces contractuelles. Le cahier des charges techniques particulières et les plans d’exécutions donnent des indications précises sur les besoins spécifiques des fournisseurs et sur les contraintes par corps d’état. Ceci permet de mettre à jour certaines difficultés de réalisation ou d’approvisionnement de fournitures.

 

b.   Le planning de chantier

 

Au regard de ce qui a été identifié, le maître d’œuvre définit les durées d’exécution de tous les intervenants à l’acte de construire, y compris les sous-traitants, ainsi que leurs cadencements. Le planning est en quelque sorte le tableau de bord du chantier car il permet une visualisation de son état d’avancement. Ce document central concerne autant le maître d’ouvrage que les opérationnels.

 

c.    L’affectation de ressources et des effectifs

 

Du temps d’intervention de chaque entreprise de BTP découle des besoins humains et matériels. À chaque tâche prédéfinie seront affectées des équipes. En ce qui concerne la gestion des ressources, elle induit également la question de leurs livraisons et de la gestion des stocks.

 

2.   Organiser :la mise en œuvre

 

S’ensuit la mise en œuvre de la phase concrète sur place pour la gestion des travaux.

 

a.    Le plan d’installation de chantier(PIC)

 

Ce plan fixe l’implantation des voiries et des réseaux (eau, électricité, assainissement...) ainsi que des équipements (cantonnement, sanitaires, clôtures...) nécessaires à la gestion du chantier. Car celui-ci n’est pas seulement un lieu de construction, c’est aussi le lieu de vie des conducteurs de travaux, chefs de chantier et autres ouvriers du bâtiment pendant plusieurs mois. Avec le PIC, la gestion du personnel se trouve facilitée.

Le plan d’installation de chantier sert également à demander certaines autorisations préalables aux travaux, telles que :

 

-       L’implantation des grues et leur survol de terrains ou d’habitations,

-       Les déviations de voies de circulation,

-       Les échafaudages,

-       Les travaux de génie civil,

-       L’inspection du travail...

 

b.   L’approvisionnement et les circulations

 

Avoir tout ce dont les entreprises ont besoin, en temps et en heure, est aussi la meilleure façon de gagner du temps, ou tout du moins ne pas en perdre ! Les commandes doivent être passées au fur et à mesure de l’avancement des travaux, mais de manière suffisamment anticipée. En effet, selon leur provenance, leur disponibilité ou leur temps de confection, la livraison de certains produits peut être très longue.

 

Par ailleurs, le chantier est un lieu où se côtoient de nombreuses personnes, des métiers du bâtiment mais pas seulement. Il est donc indispensable d’organiser les flux de circulation pour harmoniser le déplacement des engins et des piétons en toute sécurité, les lieux d’approvisionnement, les évacuations des déchets...

 

c.    Le suivi des travaux

 

Un suivi de chantier rigoureux assure une bonne gestion financière du projet. En effet, la maîtrise des délais est une condition déterminante du respect de l’enveloppe budgétaire, les retards de livraison étant couteux autant pour le maître d’ouvrage que les entreprises. Des réunions de chantier régulières, généralement hebdomadaires, permettent de constater l’état d’avancement de l’opération et de trouver les solutions aux points de blocage.

 

Il consiste en un suivi :

-       Technique avec la vérification du respect des règles de l’art et des autorisations d’urbanisme,

-       Administratif avec la production de photos, d’attestations d’avancement, de règlement de factures, etc.

 

3.   Ajuster :  l’adaptation

 

La réussite de la gestion de chantier dépend en outre de sa capacité à s’adapter à l’évolution des besoins.

 

a.    La réactivité

 

À certains moments, la gestion du planning nécessite des ajustements du fait d’aléas extérieurs, l’objectif étant toujours le respect des délais initiaux. Un matériau spécifique en rupture, par exemple, pourra perturber le travail de l’entreprise en charge de son installation. De ce fait, pour ne pas que le chantier soit à l’arrêt, le planning doit être rapidement repensé pour assurer sa continuité.  La réactivité des intervenants est alors un gage de succès.

 

b.   Les dérives et les écarts

 

Les retards dans la date livraison contractuelle entraine l’application de plein droit de pénalités prévues à l’acte. Toutefois, lorsque ces reports de délais sont dus à une cause extérieure, imprévisible et irrésistible (cas de force majeure), elle-même prévue dans le contrat, les pénalités ne s’appliquent pas.

 

Il est par conséquent important d’identifier toutes les causes et mesurer leur impact pour un suivi du budget et une estimation du coût final de l’ouvrage.

 

c.    Les logiciels de gestion

 

Certains outils numériques accompagnent le secteur du bâtiment. De nombreux logiciels de gestion, généralistes ou spécialisés, sont suffisamment intuitifs et collaboratifs pour faciliter la vie des professionnels du bâtiment. Le BIM(Building Information Modeling) en est la parfaite illustration. Dans la mesure où il permet de visualiser toutes les informations du projet en 3D pour aider à une prise de décision rapide et efficace, on n’hésite pas à parler de« révolution BIM ».Les étapes sont facilitées, les erreurs évitées :  maîtres d’ouvrage, maître d’œuvre et entreprises du bâtiment s’y retrouvent.

 

***

 

La gestion de chantier dans le BTP oblige à la rigueur, notamment dans la phase de préparation en amont. Un planning bien pensé conduit tous les intervenants jusqu’à la fin de chantier dans les meilleures conditions. Mais un suivi pas à pas des travaux n’en est pas moins indispensable pour pallier la moindre difficulté.

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