3 parties prenantes des entreprises du bâtiment. Quelles sont-elles ?

La réussite d’un projet de construction ou de rénovation ne dépend pas uniquement de la performance de l’entreprise de BTP en charge de réaliser l’ouvrage. Dans le secteur de la construction, comme dans la plupart des activités professionnelles d’ailleurs, le rôle du chef de projet et de son équipe est bien sûr crucial pour mener correctement la mission à son terme. Il s’avère toutefois que d’autres professionnels du bâtiment mais aussi des organisations plus ou moins éloignées du secteur des travaux ont une influence ou un intérêt certain dans la construction d’ouvrages.

1. Les parties prenantes d’une entreprise 



Une partie prenante d’une entreprise est une personne physique ou morale qui interagit avec elle ou qui a un intérêt à son activité. Soit elle est directement impliquée dans un rôle opérationnel, soit elle est impactée par ses actions ou par la mise en œuvre d’une de ses activités.  Identifier toutes les parties prenantes d’un projet en particulier est très utile, car cela permet d’éviter de faux pas ou de froisser certaines susceptibilités et ainsi perdre parfois de l’argent.

a) Les acteurs internes et externes


Pour le bâtiment comme pour les autres secteurs d’activité, une première catégorisation peut être opérée entre les acteurs concernés :


  • En interne : ce sont les effectifs de la structure, à savoir la direction, le commanditaire du projet, l’équipe dédiée, les services supports…
  • En externe : il s’agit des fournisseurs, des clients, des banques, des concurrents, des pouvoirs publics… On peut intégrer dans cette catégorie certains acteurs éloignés tels que la presse par exemple, mais qui selon le cas peut avoir un impact décisif sur l’activité.


b) Les intervenants actifs et passifs


On peut également classer les parties prenantes selon leur niveau d’action dans le projet.


  • Les actives : ces parties prenantes prennent part activement aux décisions (ou tout du moins font partie du processus décisionnel) des entreprises du BTP par exemple, ou aux projets de construction et de rénovation auxquels elles participent (les dirigeants, les salariés, les actionnaires…)
  • Les passives : celles-ci n’ont à contrario aucun pouvoir direct sur les décisions prises ou les actions à mener, même si ces dernières sont directement liées à la structure (les concurrents et les utilisateurs qui ne seraient pas les clients essentiellement…)


2. 3 professionnels qui interagissent avec les entreprises du bâtiment et des travaux publics

 

Concernant l’univers du bâtiment, la quantité des parties prenantes des sociétés du BTP, qu’il s’agisse de petites entreprises du bâtiment ou de grandes entreprises de construction, est conséquente. La construction neuve d’une maison individuelle, à fortiori de bâtiments industriels ou commerciaux, draine un grand nombre d’acteurs et d’organisations privés et publics. Les identifier clairement contribue à mettre toutes les chances de son côté pour réussir son projet. Cela permet en effet de mettre en place de bonnes pratiques pour répondre à leurs attentes, satisfaire leurs intérêts, parfois leurs exigences, et surmonter ainsi quelques obstacles. Des actions de communication pourront également être organisées pour une meilleure circulation de l’information. 

Pour ce qui relève de la construction d’un bâtiment et parce que les projets sont tous différents, les parties prenantes sont nombreuses. Trois d’entre elles sont cependant récurrentes.

a) Le commanditaire : le maître d’ouvrage

Le commanditaire des travaux de construction ou de rénovation est contractuellement le maître de l’ouvrage. Cela peut être une personne ou une organisation. Pour la réalisation d’immeubles, il s’agit le plus souvent d’une société de promotion immobilière ou de logement social. Dans la mesure où le commanditaire apporte les éléments financiers, il prend toutes les décisions importantes du projet, concernant notamment le choix des intervenants et des corps de métier qu’il entend faire travailler. Spécifiquement, c’est le maître d’ouvrage qui décide d’opter pour une entreprise générale du bâtiment qui a recours à des sous-traitants ou plutôt de fait appel à différentes entreprises spécialisées par corps d’état, voire à des artisans du bâtiment.

b) Le chef de projet : le maître d’œuvre

Le porteur du projet qui s’avère être le maître d’œuvre est la partie prenante d’une entreprise du bâtiment qui a certainement le plus d’impact sur son activité. Il est responsable de la bonne exécution du projet qu’il doit organiser et piloter. En effet, parce qu’il assure la préparation et le suivi du chantier, l’établissement du planning d’intervention de tous les corps d’état, et la réception des travaux notamment, le maître d’œuvre a une forte incidence sur tous les métiers du bâtiment qu’il faut parfaitement analyser. Un travail collaboratif doit être mis en place dans l’intérêt des parties. 


c) Les pouvoirs publics : la commune


Les pouvoirs publics sont impliqués dans la filière du bâtiment à plusieurs titres. En premier lieu, les projets de construction sont discutés et négociés avec les collectivités locales dans le but de satisfaire l’intérêt général. Aucun d’entre eux ne peut avoir une chance de sortir de terre contre la volonté publique. En second lieu, par la règlementation locale d’urbanisme que la commune met en place, elle est une partie prenante active dont un grand nombre de professions du bâtiment doit tenir compte pour la pérennité de leur activité.


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Pour conclure, il faut avoir à l’esprit que l’impact des parties prenantes sur la réussite de chaque projet peut- être décisif. C’est pourquoi les entreprises du bâtiment ont tout intérêt à identifier précisément qui sont les parties prenantes dès le début de chacun de leurs projets de construction, quelle que soit sa taille ou sa nature. Les incidences peuvent être conséquentes, même sur des travaux de faible ampleur. Quel est le rôle de chacune ? Quelle est sa capacité d’intervention, d’implication, de nuisance ? Car il arrive malheureusement que certaines d’entre elles ont des intérêts contradictoires avec lesquels il est pourtant indispensable de composer pour la réussite du projet. Dans ces conditions, la clé réside dans l’instauration d’un dialogue et l’établissement d’un plan d’action commun.


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